Etapes 42 & 43: Coup d’accélérateur direction notre dernière pause.

Lundi 25 juillet nous avons quitté Boden particulièrement chargés. Avec 160km à faire en deux jours et aucune ville majeure à traverser avant 115km nous étions forcés de bivouaquer au milieu. Qui dit bivouac dit nourriture pour 2 jours avec des boites de conserves qui lestent notre remorque…
Heureusement pour nous, un élément est venu à notre secours: le vent !
Il faut dire que ce dernier a été plutôt avec nous pendant tout le premier mois. Il fut bien compensé par la pluie mais il permettait de rouler en s’économisant un minimum. Depuis le Danemark où nous l’avons constamment eu dans le nez et la Suède où, sans être vraiment pénalisant, il n’est jamais venu du sud, les étapes ont été un peu plus difficiles à boucler. Ce lundi, avec 20km/h de zéph’ venant du sud on a accroché les 27km/h de moyenne !
A ce rythme là nous avons parcouru 115km au lieu des 80 prévus et finalement, avons zappé le bivouac. Trop facile 🙂


Boden, sous le soleil.

En plus de cela cette étape avait tout pour être parfaite. Beau temps mais pas trop chaud. Un relief assez roulant malgré quelques bosses et un paysage enchanteur. Bien isolés sur cette route nous avons pu profiter aux maximum des forêts suédoises.
Et quelle fut pas notre surprise lorsque, en sortant d’un virage, nous avons aperçu nos premiers rennes. En dégainant instantanément l’appareil photo et en calmant l’allure nous avons pu approcher de très près une maman et son petit qui broutaient au bord de la route. Pas vraiment farouches ces bestiaux !

Après ce moment bucolique il a fallu se remotiver pour passer une grand côte au pied de laquelle nous nous étions arrêtés. Le moment pour Arnaud de me faire remarquer que c’est un comble pour un renne de casser notre élan xD

La pause pic nique, désormais on se fait même klaxonner par les camionneurs. On est intégrés !

Finalement donc à 14h nous avions atteint l’objectif initial: Morjäv !
L’occasion pour nous de plaisanter sur le Seigneur des Anneaux. Pour ceux qui connaissent ils comprendront que c’est un grand exploit de traverser les mines de la Moria en 2 roues! Et avec nos têtes de Troll, c’était parfait 🙂

Pas de repos pour les braves. À 16h nous avions relié Överkalix et son camping. Le moral était au maximum. Il est très agréable de passer une journée comme ça où tout roule bien, le temps ne nous inquiète pas et en plus on avance vite.


La soirée fut détendue et nous primes le temps de faire la vidéo précédemment postée pour le CMI de Romagnat.
Mais en une nuit tout fut bien gâché. Notre tente a été littéralement envahie par une centaine de moustiques. Pris entre la toile extérieur et la moustiquaire, ils nous épiaient en attendant que l’un de nous se colle contre la moustiquaire ou se risque à sortir. Avec de tels monstres à notre porte la nuit fut particulièrement stressante 🙂

Suivez le lien pour découvrir notre route.

Ce mardi, aucune difficulté de prévue: 45km séparent Överkalix de Övertorneå et le profil de la route est assez plat.
Toutefois nous attendrons la fin de matinée pour replier notre tente et donner les premiers coups de pédales. En effet, bien qu’elle n’ait pas été annoncée par YR.no (le site de la météo norvégienne qui donne précisément les prévisions pour toute la Scandinavie) la pluie a animé notre nuit et notre matinée. Rien de bien violent mais ce fut suffisant pour nous pousser à patienter. Des fois on a vraiment pas envie de se mouiller :p
En cours de chemin nous avons eu le temps de faire quelques découvertes intéressantes. La première fut la pire. Alors que nous posions nos vélos au bord de la route et que nous cherchions dans nos sacoches de quoi se sustenter nous avons été victime d’une attaque soudaine et massive de moucherons suceurs de sang. Il aurait été juste impossible de manger avec chacun 200 bestioles à nos trousses. Donc ce fut une barre vite enfilée et reprise de la route… Pour une autre rencontre: beaucoup plus sympathique!
En passant le long d’un hangar un renne s’engagea sur la route devant nous, la traversa et entra dans le hangar. D’un pas hésitant nous avons contourné ce dernier pour voir si nous pouvions approcher l’animal. Et, à l’intérieur ce n’est pas un mais tout un troupeau de rennes que nous rencontrâmes. Au moins la garde personnel du Père Noël 🙂


Enfin, quelques kilomètres avant d’arriver nous avons eu la chance de voir ce qu’était une zone de travaux en Suède: 10 km alternant asphalte et piste de terre… Alors que nous évitions les petites routes, les chemins trouvent le moyen de nous retrouver… GRRRRRR !
Bref rien de bien méchant en fin de compte. Nous sommes donc arrivés à Övertorneå de bonne heure.Nous n’avons pas hésité un instant et avons fait un petit détour en Finlande à seulement 2km du centre ville, et lui avons demandé de patienter. Cette nuit nous resterons en Suède…Le reste de la soirée fut calmement arrosé. Il fallait bien profiter de notre journée de repos le lendemain, mercredi 27, pour fêter notre proximité avec le Cercle Polaire.

Retrouvez notre chemin ici.

Cette journée de repos fut sûrement la plus calme de notre voyage. Habituellement nous avions beaucoup de choses à voir. Övertorneå a bien quelques ressources qui valent le coup d’oeil mais elles ne sont pas à portée de pédale et nous pensions à récupérer avant les 10 dernières étapes.
De plus les fameux moucherons dont nous vous avons parlé plus hauts étaient toujours présents et empêchent largement de profiter du grand air dans le coin. D’après la bibliothécaire de la ville, la région est particulièrement envahie par ces insectes mais au nord ça devrait aller mieux…En fin de compte nous avons quand même réussi à nous motiver pour un minigolf, une visite du centre ville qui n’avait rien de spécial, à part une église beaucoup trop close, et un rapide aller retour en Finlande pour voir le coin de plus prêt. Il était d’ailleurs agréable de trouver une région où on voit plus loin que la colline boisée suivante. Avec une rivière délimitant la frontière et quelques petites montagnes à proximité, ceci permet d’en voir plus.

A noter toutefois que cette église est entièrement faite en bois. Même la toiture ou la pointe du cloché qui passent plus, de loin, pour du fer forgé.

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Marseille au Cercle Polaire: 4000km!

Après avoir longé le cercle polaire pendant quelques jours nous l’avons finalement dépassé hier. Ajoutez à cela que nous avons franchi la barre des 4000km depuis notre départ: ça fait un plaisir fou ! Nous n’avons même pas vu passer la petite étape de 115km 😉

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Désormais les problèmes de genoux sont loin, le cocktail cortisone/anti-inflammatoire a eu le dessus; les problèmes techniques continuent par intermittence mais nous excellons à présent dans le bidouillage, et les cuisses, bien qu’ayant perdues la fraicheur du mois de juin devraient tenir le choc 🙂
En attendant le récit détaillé de notre route entre lundi et aujourd’hui nous pouvons vous dire que nous sommes définitivement en Finlande. Nous vous écrivons du village d’Äkäslompolo qui est installé au pied d’une station de ski s’élevant à 718m. Le paysage a commencé à évoluer avec une végétation légèrement plus rare et un relief plus marqué. Nous sommes aux anges !

Pour avoir un aperçu en vidéo de la vue depuis notre tente, rendez vous à cette adresse: http://vimeo.com/27051770

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Etapes 40 & 41: Il faut voir la vie en vert!

Samedi 23 nous avions pour objectif de relier Byske, petit village en bord de mer, à Sikfors, encore plus petit village à 30 kilomètres au nord de Piteå. Piteå étant donc notre point de chute de la mi journée.
Cette étape s’annonçait initialement comme une journée agréable. Fort heureusement elle le fut!
Partis sans soucis de Byske nous avons rejoint une route secondaire qui allait zigzaguant mais sûrement vers Piteå. Il fut agréable de rouler ces quelques 60 kilomètres avec aussi peu de voitures mais toutefois le paysage commençait déjà à nous paraitre monotone. Nous ne sommes pas du genre à cracher dans la soupe mais à la force des mollets le décors ne change pas toujours vite. La Suède est magnifique et nous nous arrêtons régulièrement pour observer des points de vue particuliers. Mais en dehors de ça c’est une peu toujours tout vert !
Même le plus beau des verts peut lasser.

Nous sommes donc arrivés à Piteå avec un bon soleil mais un petit manque de motivation: pour nous ceci allait être encore une ville de construction récente, intéressante mais sans plus! Et bien nous avions tort!Nous avons esquivé la compétition de off shore qui avait alors lieu sur le port pour nous installer en centre et manger. Certes la ville possède une rue piétonne typique des pays scandinaves ou de l’Allemagne. Une rue large, des magasins, des pavés, des bâtiments en verre…Mais on y a également trouvé un quartier fait de petites maisons typiquement nordiques et surtout très colorées. Même rapide, ce passage fut agréable.

Il est amusant de jongler entre grands espaces isolés et villes comme nous le faisons. C’est extrêmement dépaysant et nous ne nous limitons pas à une facette de la région. De plus même si l’arrière pays est réellement perdu et loin de tout, les villes semblent connectées au reste du monde et dynamiques. Le nord de l’Europe est très éloigné mais civilisé jusqu’au cercle polaire… Voir plus!
Cela dit, nous avons rapidement constaté que dans Piteå tout le monde connaissait tout le monde. Nous sommes loin de l’indifférence parisienne 🙂
Suite à cette brève visite nous sommes repartis sur nos montures en visant le nord ouest. La route n’était pas plus passionnante mais nous avons renoué avec des parcelles faites de champs agricoles: enfin un moyen de freiner la forêt!À 16h nous étions à Sikfors. L’heure pour nous de faire une ou deux courses et de s’installer au camping.
Quoi ? 16h, un samedi ? Au milieu de la Suède ? Et tu veux faire des courses !!
En effet rien d’ouvert.
Le seul relais avec un peu de nourriture ferme à 14h le samedi et chôme jusqu’au lundi 8h. On a encore quelques réflexes à prendre pour éviter ce genre de soucis.
Ainsi nous avons été obligé de faire notre diner et petit déjeuner au restaurant du camping. Seul moyen de survivre. Ce fut aussi l’occasion de se gaver de crevettes au buffet qu’ils avaient installé. Pas désagréable!
Il aura bien fallu ceci pour affronter la pluie durant la nuit. La tente que nous avons est très bien mais après 2 mois de camping quelques fuites commencent à apparaitre. Et vu l’amplitude que prend un orage en Suède c’est très vite problématique… Il n’est jamais bon de constater qu’une flaque te sépare de ton compagnon d’expé 😉

Pour voir où nous sommes passés, cliquez ici.

Dimanche 24 juillet 2011, nous partons de Sikfors les poches légères après une nuit au camping pour le prix d’un hôtel… Le temps est très menaçant et lourd. Heureusement l’étape du jour est courte, environ 70 km. Nous remontons d’abord vers Älvsbyn où nous longeons de grandes falaises qui nous donnent des envies de grimpe. La prochaine fois on reviendra avec les cordes, il y a de quoi équiper des voies!

Nous rejoignons ensuite la route 356 en direction de Boden, le paysage ressemble à celui de la veille avec un sous bois sablonneux et de grandes forêts de pins.

Nous atteignons vite notre destination et il est temps car quelques gouttes commencent à tomber et la température devient plutôt fraiche. En entrant dans la ville, c’est une grande base militaire qui nous accueille avec un beau « panzer » garé devant la grille. L’engin idéal pour les chemins de terre suédois 🙂

Nous trouvons un abri de bus pour déjeuner au sec affamés par une bonne matinée. Après avoir éclaté un pneu de remorque (direct à la poubelle: une broutille!), on décide ensuite de rejoindre le camping pour se changer et poser la tente avant la grosse pluie. Le camping est très grand et bien rempli. La région doit attirer beaucoup de touristes. Les Norvégiens sont d’ailleurs très représentés dans les campings suédois.

Après une bonne douche bien chaude pour nous remettre d’aplomb, nous nous sommes installés dans une petite cuisine du camping pour bouquiner et nous reposer. Vers 16h nous décidons d’aller visiter Boden. La pluie commence alors à tomber fortement. Trempés on fait tout de même le tour du petit centre ville sans réel intérêt puis c’est le retour au camping sous un véritable déluge qui va durer toute la soirée.
Le ciel comme tous les jours de mauvais se dégagera en fin de soirée ce qui permettra de faire un peu sécher la tente qui montre des signes de faiblesse sous les grosses pluies. Rien de grave je vous rassure, un pédiluve à l’entrée ca peut toujours servir!
En espérant plus de soleil le lendemain on part se coucher après une soirée calme et reposante.

Pour la route, suivez le lien.

Nous sommes désormais à Pajala, à la frontière finlandaise et au dessus du cercle polaire. Il ne nous reste plus que 700km environ: ca fait plaisir !
Nous allons essayer de publier au plus vite les articles de nos étapes depuis lundi, en attendant: patience svp 🙂

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Etapes 38 & 39: Entre mer et montagne, civilisation et vie sauvage.

Il n’y a pas à dire dans un gros camping comme celui d’Umeå les boules quiès ne sont pas inutiles. Beaucoup de bruits d’enfants qui pleurent ou jouent et les gens qui vont se coucher à point d’heure… En se faisant cette réflexion nous nous rendons compte que pendant ce genre de voyages on apprécie le calme pour récupérer de la journée.
Mais devoir dormir avec masque pour la lumière, des boules quiès, dans un duvet et sur un matelas au confort précaire commence à peser au bout de 1 mois et demi… On rêve du confort de la maison et d’un bon repas autour d’une grande table…
Stop !
Je me fais du mal…
Encore deux semaines et nous comptons bien les boucler comme il se doit.

Suite donc à cette nuit à Umeå nous prenons, jeudi 21 juillet, la direction du nord pour Bursträk. L’étape s’annonce simple: il faut suivre une unique route pendant 98km et ne traverser qu’un seul village. Vois allez dire qu’on se plaint tout le temps mais ce type de sortie peut se révéler très monotone.Après une matinée à bon rythme nous trouvons un bord d’étang bien aménagé. Installés sur un ponton nous dégustons notre habituel repas de midi. Depuis Marseille le menu est inchangé: tomate, sandwich au jambon puis fruit.On jette nos détritus à la poubelle et nous repartons !..
Poubelle ? En pleine nature ?
Hé oui ici même les étendues sauvages en sont équipées. Il n’est d’ailleurs pas rare de trouver aussi des toilettes au détour d’un bois…

Un exemple de ligne droite suédoise!

En arrivant à destination nous sommes contents de voir que, certes de petite taille, Burträsk a quand même tout ce qu’il faut et principalement un bon supermarché. En même temps c’est sûrement le seul à 50km à la ronde. Les locaux sont épatés de voir passer des touristes de notre calibre et nous le font savoir. C’est amusant mais il est difficile de passer inaperçu lorsque l’on se promène en cycliste 😉

Le centre ville de Bursträsk et un village reconstitué.

Nous finirons la journée en admirant un très (très) lent couché de soleil accompagné du classique pâtes et poulet: au top !

Pour la route, c’est ici.

Vendredi 22, nous partons de Burträsk pour une étape assez courte de 70-80 kms. Nous avons cependant une ville importante à traverser, Skellefteå située sur la cote de la Baltique. Nous roulons tranquillement la matinée sur la même route que la veille, plutôt agréable. Quelques changements sont à noter dans le paysage. Les grandes forêts sont toujours là, mais les sous-bois sont plus clairsemés et le sol devient sablonneux. Le paysage rappelle par moment les landes avec de grands pins qui contrastent avec le jaune du sable. Après une quarantaine de kilomètres nous atteignons Skellefteå. Nous traversons un pont duquel nous apercevons un grand jet d’eau.La ville est, comme en Allemagne, organisée autour d’une grande rue commerçante. Nous la traversons en quête d’un endroit sympathique où déjeuner et trouvons un banc parfait pour voir les gens passer et pointer du doigt les traits caractéristiques des citadins suédois. Beaucoup d’enfants, un parc automobile assez ancien rempli d’américaines et une tendance à l’embonpoint des habitants en sont quelques exemples.

Nous voilà rassasiés et nous décidons d’aller visiter le musée de la ville afin de nous imprégner de la culture locale. Nous rentrons dans un grand bâtiment où nous découvrons des jouets pour enfants et autres tableaux de lapins et de cochons. Dans une autre salle c’est une mini expo de photos d’enfants visant à confondre les genres (assez réussie). À l’étage nous rencontrons des étudiants qui regardent une vidéo. Toujours pas de musée sur l’histoire du nord de la Suède. Le lieu est en fait plus un regroupement d’expositions temporaires de la ville qu’un musée permanent. Mais l’ambiance y est bonne à l’image d’une université avec un bon nombre de jeunes gens dans l’établissement.Il est maintenant temps de rejoindre Byske. La route fut compliquée. En effet seule l’autoroute mène directement là-bas. Nous nous trouvons à tournicoter autour de celle-ci et nous arrivons sur place après 45 kms sur les 30 prévus initialement et surtout 10 kms de chemins de terre.

A noter cette jolie église de campagne ainsi qu’une nouvelle scierie que nous croisons. Ici le commerce du bois marche à plein régime. Nous sommes perpétuellement doublés par des camions vides qui filent vers le nord et d’autres remplis de bois qui descendent lorsque nous prenons les axes principaux.

Nous entrons donc dans une petite ville hyper animée avec un vide grenier sur toute la rue centrale. Il fait très chaud et beau, nous faisons nos courses pour le soir et nous nous dirigeons vers le camping 5 étoiles de Byske! Encore une usine mais le soleil est de la partie et nous allons nous baigner sur la plage avec en prime une vue lointaine sur la Finlande!

Les couleurs sont magnifiques, l’eau est bonne et c’est une douce soirée d’été que nous avons pu passer là-bas.

Cliquez ici pour voir notre route.

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Vidéo au cercle polaire, ou presque !

Voilà quelques images prises hier soir à Overkalix. Nous nous excusons pour la qualité, l’iPhone n’est pas le meilleur des camescopes!

Aujourd’hui nous nous sommes installés à Overtornea pour y passer 2 nuits et prendre un jour de pause. Et à part les moucherons et moustiques qui s’acharnent, tout va bien 🙂

Suivez le lien pour voir la vidéo. http://vimeo.com/26913539

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Pause ?… Non, étape 37 vers Umeå.

Cela fait déjà 5 jours que nous n’avons pas donné de nouvelles. Pas que nous ne pensions pas à vous tous qui nous suivez, bien au contraire, mais les points pour se connecter se font de plus en plus désirés et nous n’avons pas toujours le temps de nous arrêter dans une ville pour chercher un ordinateur… La route est une petite impatiente 🙂
Nous sommes désormais à Overkalix, à 30km du cercle polaire et nous profitons d’une petite journée et de la pluie pour vous écrire le résumé de notre dernière journée de pause.

Mercredi 20 juillet nous changeons légèrement nos plans en ce qui concerne notre journée de pause à Vännäs. Il apparaît en effet plus simple d’effectuer la route pour Umeå, ce qui nous évitera de prendre des chemins en terre par la suite. De plus nous ne résistons pas à l’envie d’aller découvrir la ville qui est une étape psychologique de notre voyage. Cette ville de 110 000 habitants est une des principales au nord du pays. La population y est très jeune grâce à son importante université et coupe totalement avec les étendues sauvages qui l’entourent.
Avant notre départ nous regardions ce nom évocateur sur la carte avec envie…
Tu imagines quand on sera là bas ??
Eh bien maintenant c’est fait! Nous prenons donc la route pour une quarantaine de kilomètres où nous traversons une superbe rivière qui nous donne des envies aquatiques. Le soleil et la chaleur sont également de la partie et on retrouve les joies d’un grand ciel bleu avec bonheur. Il faut quand même entretenir nos marques de bronzage 🙂

Nous entrons dans la ville avant midi par une banlieue résidentielle assez chic où l’on pressent le dynamisme économique de la ville. Nous arrivons dans un centre ville très animé où des groupes de jeunes gens jouent de la musique.

La rue principale est pleine de commerces et les habitants profitent de cette journée estivale pour aller se promener.

L’église d’Umeå

Affamés nous déjeunons dans un Max, c’est le fast food local. On allait quand même pas manquer ça et on a d’ailleurs eu de bonnes surprises gustatives!

Nous continuons notre tour en direction de la mer. Umeå n’est pas directement sur la Baltique mais un estuaire permet tout de même à la ville de profiter d’une activité maritime. Une traversée est d’ailleurs possible en direction de Vasaa en Finlande. Nous tombons sur un parc donnant sur l’estuaire où les gens bronzent et déjeunent. Ça donne envie!La ville est comme toutes celles que l’on a croisé en Suède. Les bâtiments sont récents et l’histoire des lieux l’est également. Nous suivons tout de même les panneaux indiquant la vieille ville et tombons sur un village reconstitué nous présentant le mode de vie historique dans le grand nord avec ses traditions d’élevage et d’exploitation des forêts.

Nous rejoignons le camping en milieu d’après-midi pour aller profiter de la plage. Nous sommes stupéfaits par la taille du camping plus proche de l’usine que du centre de vacances, mais nous trouvons un coin presque tranquille dans la cuisine pour passer la soirée et préparer notre route vers le nord.

Retrouvez notre route ici.

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Etapes 35 & 36: On aurait du emmener nos VTT!

Nous quittons le camping d’Överhörnäs et rejoignons la ville d’Örnsköldsvik toute proche afin de trouver une connexion internet avant de nous aventurer dans les terres magnifiques mais isolées de la Suède.
Nous pensions découvrir une ville maritime en entrant dans Örnsköldsvik mais c’est en fait plus une station de ski.En effet trois grands tremplins de saut à ski surplombent la ville et lui donnent une atmosphère particulière.On dirait que l’activité d’Örnsköldsvik a été développée pour accueillir de grandes compétitions sportives. Les bâtiments sont récents et l’accueil pour les touristes est bien organisé avec un centre d’information et une bibliothèque bien équipée. Nous y déjeunerons d’ailleurs avant de reprendre la route en début d’après-midi en direction de Trehörningsjo notre destination de la journée. Après quelques détours pour sortir de la ville, nous roulons tranquillement entre lacs, champs et collines. Nous sourions en apercevant un double poney tout emmitouflé dans un grand voile qui n’est ni le premier ni le dernier de notre voyage en Suède. Nous ignorions jusqu’alors que les chevaux s’étaient accoutumés au port de la burka dans ces contrées nordiques.En milieu d’après- midi, c’est la ville de Björna que nous traversons. Celle-ci se classe facilement dans notre top five des endroits les plus perdus que nous avons traversés et le gris du ciel n’aide pas à inverser la tendance. On y fera nos courses au ICA (supermarché en Suède) tout en imaginant la vie sûrement paisible mais un peu ennuyeuse d’un habitant de cette ville. La suite du tracé est plus sauvage et nous retrouvons les grandes forêts de pins typiques.Le profil de la route est plus accidenté mais nous apprécions ces petits changements de rythme au cours de nos étapes. Nous passons au dessus d’une voie de chemin de fer isolée en pleine nature qui court dans la forêt et nous relie à la civilisation. Ceci a un côté surréaliste!Arrivés à Trehörningsjö petit village au bord d’un lac, nous irons nous installer au camping où nous serons témoins toute la nuit d’un véritable déluge qui mit l’étanchéité de notre tente à rude épreuve…

Cliquez ici pour voir où nous étions.

Depuis notre départ nous avons été confrontés à un phénomène surprenant s’abattant sur les cyclotouristes: la malédiction de l’étape courte !
Lorsque nous avons une grosse journée nous trouvons immédiatement la route et rien ne nous empêche de faire nos kilomètres. A 10 près, le compteur tombe juste. Mais chaque fois que nous prévoyons de faire une distance inférieure à 80km: tout part de travers !
Ce mardi n’a pas dérogé à la règle, au contraire…

La route prise la veille était, sur la carte, de taille correcte mais fait partie de celles qui, même avec une carte suédoise, peuvent se révéler être d’un revêtement en terre. Jusqu’à Trehörningsjo tout s’est donc déroulé sans soucis. Mais au matin la route qui continuait vers le nord-est est vite devenue de la terre. Ce qui veut dire pour nous, changement de direction ou réduction de la vitesse de 25km/h de moyenne à 15km/h. Dans ce cas les distances sont beaucoup plus longues 😦L’avantage de tout ça est que nous avons vu de très beaux paysages et villages isolés. L’inconvénient c’est qu’en tentant de rejoindre une route praticable nous nous sommes arrêtés pour manger avec 50 km de faits dont 30 sur terre et encore 45 devant nous à cause de nombreux détours… Difficile à encaisser pour une journée qui devait faire 65km.La particularité de la région que nous quittions est qu’elle fait partie de ce que les suédois appellent les Hautes Côtes. Allant de Sundsvall au nord de Örnsköldsvik elle est prisée des touristes car la montagne, ou du moins ces collines abruptes, sont au contact de la mer. Après avoir encaissés pas mal de dénivelé ces derniers jours nous l’avons quitté lors d’une descente rapide offrant une vue imprenable sur la plaine qui suivait, une plaine encore et toujours aussi boisée. Il semblerait qu’ici ce soit la constante !

En arrivant à Vännäs nous étions bien calmés par ce contre temps mais, toutefois, bien contents d’avoir profité du soleil et surtout de retrouver une bonne douche fraiche.
Pour ce qui est de notre petite soirée de détente prévue comme d’habitude avant un jour de pause, elle a, elle, légèrement pris l’eau. Vännäs n’est pas une petite ville pour la région mais on y trouve que 2 supermarchés, 1 magasin de vélo, 2 cafés et 3 restaurant… Pas de quoi se changer les idées!
Au moins en France dans chaque village on a un joli petit PMU pour déguster quelques grandes bières fraiches 🙂

A noter que, encore une fois Vännäs a profité de 2 ou 3 collines pour implanter une station de ski. C’est donc avec plaisir que nous avons retrouvé un magasin d’équipement de ski alpin et de vélo très bien fourni. Habituellement les autochtones ne mises pas vraiment sur le cyclisme de route ou le ski de descente. Sûrement à cause du relief relativement plat mais à l’inverse d’un enneigement important, tous sont fondeurs! En hiver cela va de soit de faire du ski de fond. Mais même l’été ils déambulent dans les rues avec des skis de fonds à roulettes: c’est très drôle. En France il n’y a que dans les Alpes qu’on voit cela, et encore, pas souvent.

Suivez le lien pour voir notre route.

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