Bouclons la boucle et retrouvons l’Hexagone

Vous n’espériez pas vous débarrasser de nous comme ça ?

Hé oui on compte encore se manifester quelques temps pour vous parler de l’après Cap Nord, de notre acclimatation à la vie citadine ou des retombées diverses et variées… Mais pour l’instant voici quelques mots au sujet de notre dernier jour en Norvège et du retour en France.

Tout d’abord nous vous invitons à regarder la vidéo ci dessous. C’est celle que nous avons pu voir au cinéma du musée du Cap Nord. Elle nous a permis de voir les paysages que le brouillard nous cachait.
Ne la zappez, elle est superbe !

Le Cap Nord from Julien Potocki on Vimeo.

Samedi 6 au soir, nous avons donc sabré le champagne en l’honneur de notre succès. Nous étions à 3h de voiture de Tromso, ville où nous devions prendre l’avion le surlendemain à 11h50.Dimanche Nicolas est parti le premier en empruntant le vélo de Julien. Il espérait pouvoir, en arrivant en Norvège, louer un clou et nous suivre pendant les derniers kilomètres étant lui même un cycle addict. Il n’en trouva pas dans les villes que nous avons croisé. Il avait donc bien envie de donner quelques coups de pédales avant de rentrer.
On ne tarda pas à lui faire remarquer son côté petit joueur en refusant de prendre une remorque chargée derrière lui 😉
Toutefois vu la température encore très fraiche et quelques rares averses il fallait être motivé pour sortir dehors. Il roula 80km en faisant chauffer la bestiole. En arrivant au point de rendez vous il avait une moyenne de 32km/h pour un parcours loin d’être plat, ça tourne fort ces quadragénaires !

Il avoua qu’on avait bien du courage d’avoir tenu 3 jours sous une météo capricieuse. Même lui, alors que le temps était légèrement meilleur a eu froid.

Vers midi nous étions tous les 4 dans la voiture. La 2ème partie de la route alternait avec des ferrys traversant les fjords. Ces derniers formant des baies très profondes il est beaucoup plus court de couper en début de baie que tout au fond. Ceci nous permis d’admirer sereinement la vue. Plus nous descendions vers le sud plus les montagnes devenaient accidentées. Malheureusement le ciel conserva un voile nuageux d’altitude empêchant de voir entièrement les sommets.

Nous avons fini notre journée en nous promenant dans les rues de Tromso. La ville offre de très belles couleurs sous cette lumière pâle typique de ces latitudes. Elle est sur une île reliée par 2 ponts et est dominée par quelques bas sommets. Même en cette saison nous apercevons de la neige qui plonge dans la mer sur les faces nord et devient plus abondante en altitude avec des glaciers de taille impressionnante.

Nous nous sommes une nouvelle fois demandés comment les locaux faisaient pour vivre ici (Tromso a le taux de suicide le plus élevé de la Norvège, réjouissant). Avec toujours 10 degrés et un vent régulier, ils se promènent en t-shirt alors que nous n’osons pas poser la veste… De vrais vikings… En bons français nous quitterons ce pays magnifique en ne rêvant que de chaleur et de plage.

Lundi, en commençant par un détour chez un marchand de cycle pour récupérer des cartons d’emballages pour les vélos, nous nous sommes rendus à l’aéroport.
L’avion nous a emmené à Stockholm puis Paris où nous sommes arrivés vers 18h40.

Quelle joie de retrouver la France !
Nous insistons sur ce sentiment car il était dominant mais nous pensons aussi beaucoup de ce que l’on quitte… La Suède que nous avons traversé en 3 semaines, nous la quittons en 1h d’avion, nous repensons à Liège, Hamburg, la pluie danoise, Göteborg, les forêts suédoises, les stations de ski finlandaises, le brouillard au cap…

Arnaud fut peut être le plus content d’arriver. Le petit ayant une phobie de l’avion il sua plus pendant le retour que pendant les 2 mois de voyage !

Et voilà, 20h nous sommes dans les rues de Paris, la boucle est bouclée… Nous ne nous rendons pas vraiment compte de ce qui a été fait en 2 mois mais en s’installant dans le métro nous commençons à ressentir un petit vide.
Heureusement tous les copains nous attendent dans un bar où nous fêtons les retrouvailles. Une petite soirée très calme car malgré tout, nous sommes bien fatigués. Il faudra quelques temps pour se remettre physiquement je suppose.

Nous voudrions adresser un message tout particulier à tous les jeunes de Romagnat. Nous avons essayé de poster le plus souvent possible des articles pour proposer un bon suivi de la progression mais surtout nous avons tenté de transmettre tout ce que nous avons vu et ressenti, tous les aspects du périple. Ce n’est pas une mince affaire et j’espère que ce fut pour vous intéressant.
Nous avons été confronté à de nombreuses difficultés, avons essayé de faire face et avons beaucoup appris de tout cela. Nous savions que vous en connaissez aussi au quotidien à un niveau bien différent; votre suivi assidu et votre soutien nous a d’autant plus touché et aidé à aller de l’avant. Nous vous en remercions.
Nous remercions aussi l’équipe soignante qui a permis de faire vivre cette relation. Nous avions donné la possibilité d’utiliser le site sans pouvoir agir une fois partis. Vos efforts ont permis à ce dernier d’être utile. Nous en sommes heureux et reconnaissant.

Désormais les barbes sont coupées et nous devons organiser notre dernière année d’école de commerce. On devrait toutefois avoir le temps de faire publier un book réunissant les articles. Nous avons à coeur de multiplier les supports pour garder auprès de nous le récit de ce voyage.

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5 commentaires pour Bouclons la boucle et retrouvons l’Hexagone

  1. Georges et Madeleine dit :

    Oui, comme il est agréable de vous retrouver, toi Arnaud et toi Julien, compères inséparables des terres du Nord..et vous deux, le coach et le médecin de l’ombre, initiateur du Cap et thérapeute du sportif défaillant !..Toujours ces splendides photos, rehaussées par ce film, où les images de lumière et le son, sorte de chant de ces hommes enracinés dans ce lieu beau mais oh combien hostile, suscitent en moi étonnement et admiration. Bravo une fois encore à vous tous d’avoir su faire converger vos talents et ceux des jeunes du CMI de Romagnat. Votre idée d’un book me parait excellente, car cette démarche permettrait de toucher un plus large public. Grand merci à vous tous .

  2. Isabelle Scott dit :

    Chargée d’émotions, je vous exprime toutes mes félicitations pour ces deux mois de chemin entre deux mers; cette idée, émise « au camp de base » telle une boutade, a été menée à terme brillamment.
    Vos articles et vos photos se sont complétés agréablement et ont permis à nous, lecteurs, de voyager « au sec ».
    Il est impossible pour une maman d’être objective mais j’avoue avoir été impressionnée par vos capacités physiques et surtout morales pour affronter les imprévus de toutes sortes, les contraintes climatiques hostiles en fin de parcours et capables de démotiver quiconque. Les derniers jours ont été vraiment difficiles.
    Vous êtes, tous les deux, habités par la modestie des Champions qui savent rester humbles. Je suis fière de vous. Vous embrassez le monde des Grands avec un baggage peu commun.
    Continuez avec autant de force.

  3. Nicolas Scott dit :

    Les plus belles conquêtes sont celles dénuées de toute valeur marchande. « LES CONQUERANTS DE L’INUTILE »: c’est ainsi que Lionel Terray résuma ses exploits sur les plus hauts sommets du monde.
    Vous avez eu cette grandeur d’âme: n’y a-t-il pas plus beau paradoxe que de conquérir l’inutile lorsque l’on est étudiant en école de commerce!

  4. Anne Marie dit :

    Voici un texte court qui arrive malheureusement un peu tard, alors même que vous bouclez les valises pour un autre grand voyage..J’aurais aimé vous l’adresser à votre retour, mais je le découvre seulement ces jours-ci. Je n’est pu m’empecher de penser à vous en le découvrant.
    Il vous va bien….Alors le voici…
    « Voyageur, voyageur; accepte le retour;
    Il n’est plus place en toi pour de nouveaux visages,
    Ton rève modelé par trop de paysages,
    Laisse le reposer en son nouveau contour.
    Fuis l’horizon bruyant qui toujours te réclame
    Pour écouter enfin ta vivante rumeur
    Que garde maintenant de ses arcs de verdeur
    Le palmier qui s’incline aux sources de ton âme »

    Jules Supervielle

  5. Anne Marie dit :

    .RECTIFICATIF…. Je n’ai pu m’empécher de …

    AM

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