Etapes 40 & 41: Il faut voir la vie en vert!

Samedi 23 nous avions pour objectif de relier Byske, petit village en bord de mer, à Sikfors, encore plus petit village à 30 kilomètres au nord de Piteå. Piteå étant donc notre point de chute de la mi journée.
Cette étape s’annonçait initialement comme une journée agréable. Fort heureusement elle le fut!
Partis sans soucis de Byske nous avons rejoint une route secondaire qui allait zigzaguant mais sûrement vers Piteå. Il fut agréable de rouler ces quelques 60 kilomètres avec aussi peu de voitures mais toutefois le paysage commençait déjà à nous paraitre monotone. Nous ne sommes pas du genre à cracher dans la soupe mais à la force des mollets le décors ne change pas toujours vite. La Suède est magnifique et nous nous arrêtons régulièrement pour observer des points de vue particuliers. Mais en dehors de ça c’est une peu toujours tout vert !
Même le plus beau des verts peut lasser.

Nous sommes donc arrivés à Piteå avec un bon soleil mais un petit manque de motivation: pour nous ceci allait être encore une ville de construction récente, intéressante mais sans plus! Et bien nous avions tort!Nous avons esquivé la compétition de off shore qui avait alors lieu sur le port pour nous installer en centre et manger. Certes la ville possède une rue piétonne typique des pays scandinaves ou de l’Allemagne. Une rue large, des magasins, des pavés, des bâtiments en verre…Mais on y a également trouvé un quartier fait de petites maisons typiquement nordiques et surtout très colorées. Même rapide, ce passage fut agréable.

Il est amusant de jongler entre grands espaces isolés et villes comme nous le faisons. C’est extrêmement dépaysant et nous ne nous limitons pas à une facette de la région. De plus même si l’arrière pays est réellement perdu et loin de tout, les villes semblent connectées au reste du monde et dynamiques. Le nord de l’Europe est très éloigné mais civilisé jusqu’au cercle polaire… Voir plus!
Cela dit, nous avons rapidement constaté que dans Piteå tout le monde connaissait tout le monde. Nous sommes loin de l’indifférence parisienne 🙂
Suite à cette brève visite nous sommes repartis sur nos montures en visant le nord ouest. La route n’était pas plus passionnante mais nous avons renoué avec des parcelles faites de champs agricoles: enfin un moyen de freiner la forêt!À 16h nous étions à Sikfors. L’heure pour nous de faire une ou deux courses et de s’installer au camping.
Quoi ? 16h, un samedi ? Au milieu de la Suède ? Et tu veux faire des courses !!
En effet rien d’ouvert.
Le seul relais avec un peu de nourriture ferme à 14h le samedi et chôme jusqu’au lundi 8h. On a encore quelques réflexes à prendre pour éviter ce genre de soucis.
Ainsi nous avons été obligé de faire notre diner et petit déjeuner au restaurant du camping. Seul moyen de survivre. Ce fut aussi l’occasion de se gaver de crevettes au buffet qu’ils avaient installé. Pas désagréable!
Il aura bien fallu ceci pour affronter la pluie durant la nuit. La tente que nous avons est très bien mais après 2 mois de camping quelques fuites commencent à apparaitre. Et vu l’amplitude que prend un orage en Suède c’est très vite problématique… Il n’est jamais bon de constater qu’une flaque te sépare de ton compagnon d’expé 😉

Pour voir où nous sommes passés, cliquez ici.

Dimanche 24 juillet 2011, nous partons de Sikfors les poches légères après une nuit au camping pour le prix d’un hôtel… Le temps est très menaçant et lourd. Heureusement l’étape du jour est courte, environ 70 km. Nous remontons d’abord vers Älvsbyn où nous longeons de grandes falaises qui nous donnent des envies de grimpe. La prochaine fois on reviendra avec les cordes, il y a de quoi équiper des voies!

Nous rejoignons ensuite la route 356 en direction de Boden, le paysage ressemble à celui de la veille avec un sous bois sablonneux et de grandes forêts de pins.

Nous atteignons vite notre destination et il est temps car quelques gouttes commencent à tomber et la température devient plutôt fraiche. En entrant dans la ville, c’est une grande base militaire qui nous accueille avec un beau « panzer » garé devant la grille. L’engin idéal pour les chemins de terre suédois 🙂

Nous trouvons un abri de bus pour déjeuner au sec affamés par une bonne matinée. Après avoir éclaté un pneu de remorque (direct à la poubelle: une broutille!), on décide ensuite de rejoindre le camping pour se changer et poser la tente avant la grosse pluie. Le camping est très grand et bien rempli. La région doit attirer beaucoup de touristes. Les Norvégiens sont d’ailleurs très représentés dans les campings suédois.

Après une bonne douche bien chaude pour nous remettre d’aplomb, nous nous sommes installés dans une petite cuisine du camping pour bouquiner et nous reposer. Vers 16h nous décidons d’aller visiter Boden. La pluie commence alors à tomber fortement. Trempés on fait tout de même le tour du petit centre ville sans réel intérêt puis c’est le retour au camping sous un véritable déluge qui va durer toute la soirée.
Le ciel comme tous les jours de mauvais se dégagera en fin de soirée ce qui permettra de faire un peu sécher la tente qui montre des signes de faiblesse sous les grosses pluies. Rien de grave je vous rassure, un pédiluve à l’entrée ca peut toujours servir!
En espérant plus de soleil le lendemain on part se coucher après une soirée calme et reposante.

Pour la route, suivez le lien.

Nous sommes désormais à Pajala, à la frontière finlandaise et au dessus du cercle polaire. Il ne nous reste plus que 700km environ: ca fait plaisir !
Nous allons essayer de publier au plus vite les articles de nos étapes depuis lundi, en attendant: patience svp 🙂

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7 commentaires pour Etapes 40 & 41: Il faut voir la vie en vert!

  1. Margarethe dit :

    Je vous enviais déjà le soleil dont vous parliez ces derniers jours. Actuellement, vous avez à peu près le même temps que nous avons depuis pas mal de temps. Mais dans une maison c’est moins grave que sur des vélos. Nous pensons bien à vous sous ses gouttes d’eau. Y a-t-il au moins un peu moins de moustiques avec la flotte ?
    Courage,
    Margarethe

  2. Isabelle Scott dit :

    Qu’il est agréable de vous lire! entre deux dossiers, je souris et même ris de vos aventures…
    Je n’apprécierai pas la flaque d’eau « dans mon lit », mais vous êtes jeunes, profitez en
    J’attends avec impatience la suite du récit

  3. Lauren dit :

    Courage, même sous la pluie, les paysages sont magnifiques!
    Pour ce qui est du pédiluve, je reste septique quant à son utilité… Mais bon, votre maison tiendra bien jusqu’au bout! 🙂
    A très vite!
    Bises

  4. Georges et Madeleine dit :

    La richesse de toutes vos aventures, dont certaines sont assez drôles, montre que pour vous aussi les voyages forment la jeunesse et développent l’esprit d’à propos..heureux soient les abris bus !
    Nos félicitations pour ces comptes rendus si colorés, composés avec humour et complétés de fort belles photos. Simple remarque, je ne suis pas sûr que ces forêts soient faites de pins, mais je pense qu’il s’agit de sapins et d’épicéas…vous pourriez préciser ce point au gré de vos rencontres.
    Bravo pour les jambes plus résistantes que les pneus de remorque !

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